Les règles du déconfinement

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Ce qu’on peut (ou doit) faire

Porter un masque dans les transports en commun

C’est au rayon des devoirs. Le port du masque est obligatoire pour tous les passagers dans les transports publics à partir du 11 mai (sous peine de risquer une amende de 135 euros), mais les règles de distanciation imposent d’en réduire drastiquement la capacité.

Même obligation de porter cette protection pour les professionnels de la petite enfance notamment, ainsi que pour les élèves à partir du collège.

Aller dans une bibliothèque ou un petit musée

Les médiathèques, les bibliothèques et petits musées rouvrent leurs portes dès lundi. Dans ces endroits, le port du masque n’est pas requis, a confirmé vendredi le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

Inviter des gens chez soi

Ce 11 mai signe aussi le retour à la vie sociale. Avec ses limites. Les rassemblements organisés sur la voie publique ou dans des lieux privés (notamment votre domicile) sont limités à 10 personnes (vous compris).

Aller chez le coiffeur et faire du shopping

Hormis les cafés et restaurants, tous les magasins peuvent rouvrir à partir du 11 mai à condition d’être en mesure de faire respecter les mesures de protection sanitaire. Le commerçant pourra d’ailleurs vous obliger à porter un masque.

Se déplacer sans attestation

Il est possible de circuler sans attestation à partir du 11 mai… mais uniquement jusqu’à 100 km de son domicile, sauf motif impérieux familial ou professionnel. L’état d’urgence sanitaire n’ayant pas été promulgué dans les temps cette limite des 100 km est techniquement retardée mais Macron a demandé aux Français de continuer à la respecter. Les déplacements d’un département vert à un département rouge (ou l’inverse) sont possibles.

Mettre ses enfants à la crèche, à la maternelle ou en primaire

Dès lundi, les parents pourront, s’ils le souhaitent, renvoyer les bébés en crèches (par groupes de dix maximum) et les enfants en maternelle et à l’école. Mais dans les faits, la reprise de la classe n’aura pas lieu avant le milieu de semaine et pour un nombre très limité d’écoliers.

Se recueillir dans un cimetière

Les cimetières sont rouverts au public dès le 11 mai, cependant, les cérémonies funéraires restent limitées à 20 personnes.

Se promener en fôret

Les accès aux forêts sont à nouveau autorisés. Les promenades y sont toutefois organisées selon les mêmes règles (pas plus de dix personnes, distanciation sociale) qu’ailleurs.

Ce qu’on ne peut (toujours) pas faire

Se déplacer à plus de 100 kilomètres de son domicile 

Si se mouvoir quotidiennement ne nécessite plus d’attestation particulière, les grands déplacements restent en théorie interdits après le 11 mai. En théorie car l’état d’urgence sanitaire n’ayant pas été promulgué dans les temps cette limite des 100 km est techniquement retardée, mais Macron a demandé aux Français de continuer à la respecter. Les déplacements à plus de 100 kilomètres à vol d’oiseau sont possibles uniquement pour “un motif impérieux, familial ou professionnel”. Une nouvelle attestation (qui ne sera pas disponible avant lundi soir au plus tôt) pourra être demandée par les forces de l’ordre en cas de contrôle.

Aller au cinéma

Contrairement aux bibliothèques, les grands musées, les cinémas, les théâtres et les salles de concert restent fermés au moins jusqu’au 1er juin. Même chose pour “les salles des fêtes et les salles polyvalentes.”

Assister à un festival, concert, spectacle…

Les grandes manifestations sportives, culturelles, notamment les festivals, les grands salons professionnels, tous les évènements qui regroupent plus de 5000 participants “ne pourront se tenir avant le mois de septembre”.

Aller dans un bar ou restaurant

Contrairement à tous les commerces, les bars et restaurants restent fermés après le 11 mai. Leur sort sera revu fin mai pour une éventuelle réouverture le 2 juin.

Participer à une cérémonie religieuse

Les lieux de culte peuvent continuer à rester ouverts. Les cérémonies religieuses ne reprendront cependant pas dans l’immédiat. “Nous allons travailler avec l’ensemble des responsables cultuels aux conditions d’une reprise des cérémonies religieuses d’ici la fin du mois”, a ainsi expliqué Christophe Castaner jeudi 7 mai aux côtés du Premier ministre.